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	<title>Vioco</title>
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		<title>Interview : Fabio Mitchelli</title>
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		<comments>http://vioco.fr/interview-fabio-mitchelli/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Apr 2011 10:29:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Fabio est l’auteur de Tueurs au sommet et de La Verticale du fou. Ce dernier est un récit post mortem qui promet d’être captivant et dont il nous livre quelques bribes. Rencontre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 15.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 21.0px; font: 14.0px Arial; color: #383838} span.s1 {color: #549fde} --><strong><em>Fabio, si tu devais te présenter en quelques mots ?</em><br />
</strong>Je suis né en 1973 à Vienne. J’ai intégré une école de jazz en 1997, à Lyon, puis j’ai été intermittent du spectacle pendant près de huit ans. J’ai ensuite lâché la scène musicale en 2005, et je me consacre aujourd’hui à l’écriture de romans policiers et thrillers fantastiques.</p>
<p><strong><em>Quels sont tes projets en cours ?</em></strong><em><br />
</em>Ils sont nombreux! J’ai constamment un feu qui me brûle concernant l’écriture, je suis sans cesse à prendre des notes sur papier ou mon dictaphone dès que j’entends la musique d’une phrase ou des mots qui me parlent.Actuellement, je viens de terminer l’écriture de ma nouvelle; « La verticale du fou » qui est en fait une investigation policière vu de l’autre côté du miroir. j’invite le lecteur à suivre l’affaire par les yeux de Clarisse, la victime, qui prend conscience de sa mort et refait à l’envers le chemin des heures qui ont précédé sa mort et, du même coup, se retourne sur son passé et prend conscience de la fragilité d’une vie. le thriller fantastique que je suis en train de parachever, un récit d’anticipation qui traite les fléaux politico-religieux actuels de notre société, articulé autour d’une intrigue policière. Je promets un ouvrage léché, de 360 pages environ, où dans une angoissante ambiance d’apocalypse (et non de fin du monde!) des secrets théologiques, des visionnaires mystiques, des fondamentaliste religieux et la révolution d’un néo-monde en marche vont s’entrecroiser et s’amalgamer dans une descente aux enfers palpitante.</p>
<p>J’ébauche en parallèle les prémisses d’un nouveau roman qui prend naissance; une vague histoire de rêves, de meurtres sanglants, et de cinéma!</p>
<p><strong><em>Et parmi ces projets, des publications à venir ?<br />
</em></strong>Tout d’abord la verticale du fou, qui devrait être publiée à compte d’editeur, pour le premier trimestre 2011, aux <a href="http://www.editions-exaequo.fr/">Editions Ex-Aequo</a>, Ensuite, nous verrons avec mon editeur…<br />
Pour  « Tueurs au sommet », il est encore entre les mains de l’éditeur,rien n’est joué.<br />
Mais le projet que j’aimerai mener a son terme, c’est la creation d’un salon du polar a courchevel, mon lieu de résidence…avec pour parrains, Aurélien Molas, Gilles Caillot et pourquoi pas Franck thilliez! (s’ils sont ok, les bougres!) Pour Dantec, ça sera pour une autre fois, peut-etre…</p>
<p><strong><em>La verticale du fou de l’être semble donc être une récit post-mortem. Comment t’es venue cette idée ?<br />
</em></strong>Curieusement, aussi fou que celà puisse paraître, je me suis levé un matin avec l’envie de raconter cette histoire, mais en me mettant dans la peau d’une femme. J’avais besoin d’un support exutoire concernant ma petite jeunesse, j’avais besoin d’exprimer ce que j’avais été, ce que j’avais fait dans le pire des excès que nous procuraient la plupart des plaisirs terrestres… Alors, je me suis dit que « faire porter le chapeau » à un personnage fictif pouvait avoir un sens interessant, surtout si le personnage est mort dès le début du récit. en effet, Clarisse, mon double transgenre fictif, est en train de vivre sa propre mort et, depuis sa « conscience fantôme », se fait narratrice et tente de se souvenir des dernières heures qui ont précédé sa mort afin de confondre son propre meurtrier. Elle se retournera alors sur sa vie et prendra conscience du mal qu’elle s’est infligée; à elle-même, à son propre corps, elle prendra conscience du mal qu’elle a répandu autour d’elle.<br />
Un peu philo, voire métaphysique, j’ai orienté le récit qui était un peu autobio vers une construction « polardeuse », ceci afin de ne pas lasser le lecteur.<br />
Voilà, je vous offre un petit extrait, qui j’espère vous permettra de cerner plus clairement cette interprétation féminine de mes démons de post-adolescent…</p>
<p><em>« C’est à cet instant là qu’il me fut possible de saisir l’importance de la vie, le respect de son être, de son corps, mais pas au sens exhibitionniste, seulement au sens humain. Je prenais conscience que les générations contemporaines s’abreuvaient d’images sur papier glacé, se complaisaient à calquer un fac-similé de poupées siliconées, couchées sur les photos retouchées de magazines en vogue. Toute une masse humaine interrogeait son miroir pour savoir si toujours il était question d’être au top niveau. A l’heure où le paraître prédominait sur l’importance d’une spiritualité qui s’éteignait, l’être humain avait perdu ses repères et avançait dans un brouillard de strass, un inconscient collectif, une brume faussement dorée qui gargarisait des générations fantômes, conditionnées par le pouvoir et le désir du supra-esthétisme.<br />
Je me souviens m’être senti très seule à ce moment et, malgré cette vie passée à me camoufler derrière des quantités industrielles de fond de teint, mascara et autres crèmes anti rides, j’avais ressenti la sensation de ne plus être tout à fait belle, plus tout à fait moi. Je ne voulais plus de ce monde et de ses affres, je ne voulais plus faire partie de cette élite hyper carburée à la cocaïne, cette fine fleur qui se délitait sous le poids de l’arrogance et de l’individualisme. J’avais envie de partir loin, tout quitter, laisser derrière moi ceux que je connaissais, les oublier, mourir socialement pour mieux renaître ailleurs… »</em></p>
<p><em>« J’avais la sensation que s’échappaient par le trou béant de l’arrière de ma boite crânienne, mes pensées les plus secrètes, mes instants de vie les plus intimes. La position dans laquelle je m’étais trouvée m’avait laissé entrevoir l’étrange aspect de ma jambe gauche, semblable à un long morceau déchiré de chair et d’os ; une simple masse de matière organique écarlate, parsemée d’esquilles sanglantes.<br />
J’avais pressenti toute l’étendue du cauchemar que j’allais traverser. J’avais pressenti que la dernière bulle d’oxygène qui se délitait dans mon cortex, n’allait pas tarder à exploser et assécher mon esprit, raser l’existence qui faisait de moi un être entier, pulvériser ma molécularité comme le souffle d’une déflagration nucléaire. J’avais repensé en quelques micros secondes à ce qu’avait été mon corps de nymphe ; Svelte, bronzé, arborant des proéminences gracieuses, des protubérances qui semblaient pointer du corps d’une post-adolescente. Résultante exo-corporelle de la maturité féminine en deux mamelles accueillantes, mes deux tours jumelles à moi, redressées vers le ciel, s’enflammaient comme deux globes de feu chaque fois que le désir me mordait et m’aspirait dans le trouble.<br />
J’avais en ces instants, ressenti une affliction disproportionnée et immuable.<br />
J’avais été affligée de devoir quitter ceux que j’aimais…<br />
Je n’avais pas eu envie de partir, pas de suite…<br />
Mais il avait fallu que je rende mon costume de chair, ma plastique supra-proportionnée, ma vie, la trace de mon être sur cette planète, dans cet univers…<br />
La lumière orange clignotait toujours.<br />
Arrêt des fonctions vitales.<br />
Tracé plat_______________________________<br />
Et voilà, j’étais morte. »</em></p>
<p><strong><em>Quel est l’univers de tes romans ?<br />
</em></strong>L’univers de mes romans reflète avant tout de sombres sentiments, car la musique qui me vient lorsque je couche sur papier les premières lignes d’un roman, d’une idée, ce sont des fragments de réalités concernant les faits divers sordides que l’on nous sert chaque jours. Bien évidemment, ensuite se propage l’imagination et se crée un amalgame assez curieux.  Je suis aussi très inspiré par mes phobies, mes fantasmes, ainsi que des morceaux de ma propre vie, que l’on retrouve d’ailleurs dans mes romans. Je garde toujours à peu près le même ton, j’aime écrire en me plongeant dans l’univers du pire, comme si le monde autour de moi parraissait translucide et éteint, j’aime écrire ces sentiments d’angoisse, de terreur, de perte totale de l’unité.<br />
Bien évidemment pour les auteurs qui m’ont inspiré, il y a toute une panoplie classique que nombres autres auteurs ont forcément lu. Mais à l’âge de quatorze ans j’ai découvert Edgar Allan Poe et, je crois, c’est lui qui a déclenché la passion de l’écriture chez moi. « Double assassinat dans la rue morgue » a été l’ouvrage clé puisque l’année d’après j’écrivais mon premier roman (enfin, nouvelle!) pour le reste, j’ai découvert Maurice.G.Dantec, mon maître, mon gourou, ma source, mon père de plume, puis J.C Grangé, Thomas Harris, Franck Thilliez, pour l’uniforme vraiment « polardeux », et enfin dans un registre différent; Nicci French pour l’écriture à deux mains (ou quatre!), Bernard Werber, et Michel Houellebecq.</p>
<p><strong><em>Comment l’écriture est-elle arrivée dans ta vie ?<br />
</em></strong>Comme indiqué plus haut, dans la rue morgue! Plus sérieusement, le déclencheur a été la lecture de cet ouvrage mais pas que. C’est d’après une rédaction que je devais rendre à ma prof de Français, dont le thème était: « vous êtes perdu, il n’y a plus trace de vie autour de vous, décrivez vos sentiments… »! J’ai obtenu une note (virtuelle, bien évidemment) de 25/20, selon ma prof de Français. J’ai pris conscience ce jour-là que j’aimais écrire et surtout dépeindre ces univers là; la solitude, le désespoir, l’angoisse et la terreur.</p>
<p><strong><em>Comment écrives-tu?<br />
</em></strong>Heu… avec un stylo? (pfffff) En restant sérieux, j’écris tous le temps! Enfin, dès que je le peux. Le matin, au réveil, si j’ai des idées qui me titillent, la journée en prenant des notes, mais c’est le soir que je me sens le mieux pour écrire. Lorsque la maison c’est endormie, que règne le calme absolu et que les schtroumpfs ont regagné leur forêt enchantée (<em>j’ai cru lire dans une autre de vos interviews que d’autres auteurs en possède également, des monstroplantes aussi, c’est curieux!</em>) que s’expulsent mes univers et tout ce qui s’y déroule. J’aime écrire avec un casque sur les oreilles et écouter de la musique très faiblement, ce qui me permet de m’isoler complètement de tout ce et ceux qui m’entourent… Pour les structures de mes romans, j’échaffaude les chapitres en fonction de mon inspiration du moment, j’aime construire mes romans à la manière d’un réalisateur de cinéma. parfois, J’écris le chapitre 25 et reviens sur le chapitre 12, j’écris des scènes dont je ne connais même pas l’utilisation finale, mais les garde précieusement. Parfois mon casting s’aggrandit, des personnages viennent se greffer au récit, subitement, une simple figuration parfois et parfois un rôle pivot. Souvent, ce n’est qu’une phrase que j’écris, et que je garde bien précieusement. Alors, lorsque j’ai la sensation de tout maitriser je m’occupe du grand montage, du final cut!</p>
<p><strong><em>Quels sont, selon toi, les ingrédients indispensables à un bon roman ?<br />
</em></strong>Selon moi? Alors ça sera vraiment valable uniquement pour ma gamelle! Car comme chaque auteur possède son propre style et son propre univers, mes ingrédients ne sont valables que pour ma cuisine. Je crois qu’avant tout, il faut se mettre à la place du lecteur, il faut lui livrer un récit peu commun, avec des personnages si sympas qu’on aimerait les avoir pour amis et d’autres, si repoussants et abjects que l’on voudrait les étrangler!!! C’est mon point de vue… pour le reste, j’accorde beaucoup d’importance à la musique des mots et des phrases, au rythme, aux descriptions. Ensuite, le roman n’est bon que si le lectorat ne le décide…</p>
<p><strong><em>Quels sont tes coups de coeur cinématographiques et littéraires ?<br />
</em></strong>Je me souviens avoir été bouleversé après avoir lu « Le pull-over rouge » de Gilles perrault. Ensuite, viennent:<br />
- La sirène rouge (Maurice.G.Dantec)<br />
- Les racine du mal (Maurice.G.Dantec)<br />
- Les rivières pourpres (J.Christophe Grangé)<br />
- Le silence des agneaux (Thomas harris)<br />
- Hannibal (Thomas Harris)<br />
- La possibilité d’une île (Michel Houellebecq)</p>
<p>Pour le cinéma, le grand classique; shinning, From Hell;des frères Hugues, Les nerfs à vifs; de Martin scorsese, L’armée des douze singes; de Terry Gilliam, Le sixième sens; de M.Night.Shyamalan, Sunshine; de Istvan Szabo, et la liste de Schindler; de S.Spielperg.</p>
<p><strong><em>Quels conseils donnerais-tu à des gens qui aimeraient prendre la plume ?<br />
</em></strong>J’ai besoin d’être conseillé moi-même, tous le temps, alors de là à donner des conseils! mais si je pouvais donner mon avis, à de jeunes auteurs torturés par le démon de l’écriture, je dirai que ceux-ci doivent aller au bout de leurs envies, de leurs projets, qu’ils n’hésitent pas à écrire ce qu’ils sentent, bon ou mauvais peu importe. ensuite, faire lire ses écrits est très important; par les amis, la famille, voire des inconnus (si, si! c’est possible!). il faut écrire et encore écrire, l’appétit vient en mangeant!<br />
voilà, mais il ne s’agit que de mon simple avis…</p>
<p><strong><em>Je te laisse le mot de la fin.</em></strong><br />
Et bien je voudrais te remercier pour ce que tu fais, je trouve cette démarche très intéressante qu’est de permettre à des auteurs confirmés et débutants de pouvoir s’exprimer.<br />
Je remercie aussi david boidin et Maxime gillio, pour l’exquise initiative de la création de cette exquise nouvelle.<br />
Clin d’oeil à papa G.Caillot, je le remercie pour certains de ces conseils éclairés en matière d’édition….<br />
Banzaï! Et que les ténèbres vous éclairent…</p>
<p><strong><em>Merci beaucoup d’avoir partagé ce petit bout de temps avec nous. La verticale du fou a été un véritable plaisir de lecture que je conseille à tous. Vivement les prochains !!!</em></strong></p>
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		<title>Interview: Bernard Coat-Lacoste</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2011 10:16:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Bernard Coat-Lacoste se livre à Vioco. Retour sur son travail d'écriture. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Bernard, si vous deviez vous présenter en quelques mots ?<br />
</em></strong> Je suis un peu comme une huître, parfois, je me ferme et ne dis pas un mot, parfois c&#8217;est le contraire, j&#8217;aime parler. J&#8217;essaie toujours d&#8217;être affable et diplomate même envers les retors.<br />
Je suis un individualiste qui aime les gens, la tolérance est la plus grande de mes qualités ou faiblesses. Je peux être tour à tour, sérieux ou joueur. Je ne me connais pas encore entièrement, ce serait de la prétention de ma part que de croire le contraire. J&#8217;aime à fréquenter toutes sortes de gens, pas un milieu en particulier. En souriant, je peux vous dire que je suis simple et compliqué à la fois.</p>
<p><strong><em>Pourriez-vous nous parler de votre travail d&#8217;écriture ?<br />
</em></strong> Pour le moment, je fais dans le roman noir et la bande dessinée et quelques paroles de chansons à venir. Auparavant, je travaillais sur des scénarios pour l&#8217;institutionnel. Dans un cas comme dans les autres, j&#8217;essaie de posséder le sujet mais en principe le sujet devient plus fort que l&#8217;auteur et s&#8217;impose de lui-même, comme un homme et son ombre. J&#8217;écris souvent sans stylo,  sans PC,  il faut un bon moment de maturation cérébrale avant de commencer le travail d&#8217;écriture proprement dit, ce qui me permet d&#8217;enrober mes pensées de gâteries syntaxiques et d&#8217;un vocabulaire choisi. Le café m&#8217;est aussi d&#8217;un grand secours car je commence tôt le matin, je ne suis devenu caféïnoman. Je me discipline pour rester dans les normes des catégories dans lesquelles je travaille, faire du roman noir pour du noir, ne me plaît pas, je préfère du noir où je mélange toutes les couleurs des mots car en réalité quoique révolté  je suis un un passionné de littérature classique et je compte bien diversifier les genres littéraires, si possible ne pas me restreindre, ce qui n&#8217;aurait comme effet que d&#8217;étouffer ce que j&#8217;ai de créatif.</p>
<p><strong><em>2011 sera une riche année pour vous avec trois romans à paraître. Une série ou des livres indépendants ?</em></strong><br />
&nbsp;&raquo; Du sang sur les docks&nbsp;&raquo; va faire partie d&#8217;une trilogie, je travaille sur le deuxième volet car j&#8217;espère une sortie couplée avec la BD &nbsp;&raquo; Lili sur les quais&nbsp;&raquo; qui comprendra probablement un deuxième tome. En attendant, le troisième volet du triptyque, je vais probablement me diversifier avec un livre qui me positionnera différemment par rapport au lecteur et éditeurs. J&#8217;espère avoir le temps de faire un autre ouvrage en plus. De surcroît, les éditions transalpine de Ferrara, &laquo;&nbsp;LineaBN&nbsp;&raquo;,  aimerait avec les droits livres-papier de &nbsp;&raquo; Du sang sur les docks&nbsp;&raquo; pour une traduction en italien avec une vingtaine d&#8217;illustrations de Marta Besantini qui a déjà travaillé sur la version e-book en anglais,c&#8217;est une créatrice talentueuse.<br />
S&#8217;il me reste un peu de temps, alors je suis ouvert à toutes de propositions, une autre BD ou pourquoi pas une adaptation théâtrale, j&#8217;adore la mise en scène, voilà une bouteille lancée à la mer, n&#8217;est-ce pas ? Si je compte bien, avec les traductions, ça fera pas mal d&#8217;ouvrages. Si un ou des distributeurs francophones m&#8217;entendent, il ne me déplairait pas de faire circuler des livres version papier dans le monde de la francophonie, Quebec, Suisse, etc.<br />
Cela fera plus de quatre je crois, mais je triche un peu avec les traductions. 2011, devrait être l&#8217;année de la continuation et de la diversification.</p>
<p><strong><em>Comment en êtes vous arrivez à l&#8217;écriture et à cette vie hors norme &#8211; il me semble avoir lu que vous partagiez votre temps entre la France et les USA. Etait-ce un rêve de gosse que de devenir écrivain ?</em></strong><br />
L&#8217;écriture n&#8217;est pas un rêve d&#8217;enfant, c&#8217;est une façon d&#8217;exorciser le mal-être, les cauchemars, voire l&#8217;anormalité, plus simplement une forme de marginalité petite ou grande qui s&#8217;impose insidieusement dans l&#8217;âme humaine puis on intellectualise, on essaie de devenir plus ou moins intelligent et un beau jour l&#8217;écriture vient, elle s&#8217;installe confortablement dans un système de pensée, c&#8217;est l&#8217;écriture qui nous choisit, souvent parceque tout d&#8217;abord nous avons été de bons lecteurs, des observateurs. Puis au jour le jour, l&#8217;on essaie de rendre son écriture encore plus belle, attractive, l&#8217;on devient de plus en plus exigeant avec soi-même sachant aussi que nous risquons d&#8217;être jugé, apprécié, incompris. Ce nous avons voulu maîtriser un certain temps ne nous appartient presque plus après le point final.<br />
Je ne sais pas si j&#8217;ai une vie une &laquo;&nbsp;hors-norme&nbsp;&raquo; mais il est vrai que je n&#8217;ai jamais couru après une forme de &laquo;&nbsp;normalisation sociale&nbsp;&raquo;, parfois je la fuis, mais je continue de courir après une certaine réalisation de moi-même, j&#8217;essaie de satisfaire quelques envies comme tout un chacun; donc je suis un peu égoïste, donc je suis à peu à près comme tout le monde (Sourire).<br />
Concernant,les Etats-Unis, cela tient de l&#8217;anecdote. Je vivais à Paris et suis parti en reportage en province comme cadreur free-lance ; sur les lieux du tournage, il y avait des gens de la NBC avec qui j&#8217;ai pu discuter, ils m&#8217;ont invité à venir les voir dans leurs anciens bureaux des Champs-Elysées à Paris, puis de fil en aiguille, il m&#8217;ont proposé une job outre-atlantique pendant quelques temps. Effectivement, là on rejoint un rêve d&#8217;ado.</p>
<p><strong><em>Pourriez vous nous parlez de l&#8217;histoire de vos romans, en résumer un peu l&#8217;intrigue ?</em></strong><br />
Pour les polars, surtout ceux de demain qui seront meilleurs… j’essaie de faire en sorte que l’anodin ne le soit plus, que le commun, les meurtrissures du quotidien ne soient pas des anecdotes que l’on trouve dans les rubriques des faits divers. Je ne cherche pas forcément à couper des têtes, à sortir un flingue, la vie de tous les jours est faite de nombreuses cruautés, si l’on en parle aux actualités télévisées on banalise ce qui ne devrait pas l’être. Avoir faim, froid dans des pays riches ça ressemble à de la torture. Les phobies, la solitude non voulue, les réalités sociales sont susceptibles d’être des éléments moteurs pour écrire du roman noir. Je ne cherche pas à faire dans le steak haché, si tel était le cas autant lire des bouquins sur la Saint-Barthélemy, la guerre du Viêt-Nam ou bien la torture dans des pays de dingues. Pour le second volet de la trilogie du peintre Bernard Balzac que je continue à écrire il n’y a pas encore une goutte de sang, il y a plus de sentiments, de social, de personnages décalés, de souffrances métaphysiques. Je crois que j’’écris du « roman noir social » à tendance humoristique.</p>
<p><strong><em>De quelle manière écrivez-vous ? Des habitudes ou rituels particuliers ?</em></strong><br />
Pour me sentir bien, il faut que je me lève tôt le matin, je démarre souvent vers les cinq heures du matin. Mes idées me viennent souvent quand je me réveille. Je suis aussi parfois pris de crise de fou rire, surtout la nuit ; mon inconscient est sympathique. Si je continue assez tard dans la journée, l’écriture devient plus mécanique.</p>
<p>Je n’ai pas beaucoup de manies sauf pour le café et les vêtements. Parfois, quand je suis forme je mets une chemise à jabots, style pirate, que j’ai commandé pour Noël.<br />
J’ai non loin de moi sur une étagère, mes auteurs préférés, ils m’encouragent.</p>
<p><strong><em>De quelle manière élaborez-vous l&#8217;un de vos romans ? Cela passe-t-il par une première phase de construction ou vous lancez-vous directement dans l&#8217;écriture ?</em></strong></p>
<p>En premier lieu, le stylo ne me sert à rien, je gamberge quelques temps, je bouquine, puis lorsqu’il y des idées, je commence à écrire, je note quelques idées directrices, j’essaie d’élaborer un plan qui ne reste que grossier et que j’améliore au fil du temps qui passe et du stylo qui s’use.</p>
<p><strong><em>Un grand merci à vous pour cet échange qui fut très sympathique. </em></strong></p>
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		<title>Interview: Christian Rauth</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2011 09:58:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Christian Rauth revient sa carrière d'écrivain et notamment sur son roman Fin de Série. Une plongée littéraire dans un monde que l'auteur connaît bien : celui du cinéma. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Christian, si vous deviez vous présenter en quelques mots ?</em></strong><br />
Pour paraphraser Antoine Blondin: je ne suis pas qu’un un acteur qui écrit&#8230; Je suis peut-être un romancier qui joue.<br />
Cela dit, j’ai commencé (il y a bien longtemps) par pratiquer mon métier d’acteur. D’abord pour le théâtre.. J’ai monté ma propre compagnie théâtrale en 1975, avec laquelle j’ai produit, joué et mis en scène une quinzaine de pièces contemporaines. C’est dans cette période que j’ai commencé à écrire professionnellement, en adaptant pour la France une pièce d’un auteur québécois Jean Barbeau, intitulée Ivre pour Vivre (Tout un programme&#8230;)<br />
Dans les années quatre-vingt, j’ai débuté  comme acteur au cinéma et à la télévision, sans négliger mes activités d’écritures.<br />
Durant cette vingtaine d’année de tournages intensifs, j’ai créé deux séries en tant que scénariste (Les Monos et Père et Maire), écrit quelques scénarios pour le cinéma (Dont Omnibus) et publié mon premier roman, un Poulpe, intitulé La Brie ne Fait Pas le Moine.<br />
Aujourd’hui, je continue à tourner, mais de façon plus épisodique afin de préserver mon travail d’écriture. Je viens de publier mon deuxième roman: FIN DE SERIE.</p>
<p><strong><em>Ce roman fait d&#8217;ailleurs référence à l&#8217;univers du cinéma. Comment est-il né ?</em></strong><br />
Le livre est né d’une expérience vécue assez traumatisante. Dans un salon du livre j’ai vu une star invitée à dédicacer son livre, humilier publiquement un ami organisateur du salon qui pourtant avait tout fait pour que les choses se passe bien. Mais “bien”, n’était pas assez pour ce monsieur, il lui fallait beaucoup plus. Cette vedette avait perdu ce que j’appelle “le sens commun”. De là l’idée d’écrire une histoire qui tourne autour de l’humiliation et de la vengeance. Puis m’est venu l’idée de ce faux flic et ce vrai flic, qui forment dans le roman un duo impossible. Seule la naissance de leur amitié permettra de dépasser le clivage. Enfin, j’ai placé cette histoire dans le monde de la télévision et des tournages&#8230; Que je connais bien. Le lecteur découvrira ce qui se passe derrière le décor. Et ce n’est pas triste&#8230;</p>
<p><strong><em>Comment construisez-vous un roman comme Fin de Série ? J&#8217;imagine que ça passe par plusieurs phases de travail ?</em></strong><br />
Avant de commencer à écrire, je dois avoir l’élément déclencheur (en terme de scénario), en l’occurrence pour Fin de Série: la scène de meurtre du début et ses protagonistes principaux.<br />
Je dois aussi avoir une vision la plus précise possible du caractère de mes deux héros principaux et du coupable.<br />
Dans le cas de Fin de Série j’ai choisi également de créer une fausse piste.  A supprimer l’exécuteur du meurtre n’est que le bras armé du coupable. Je prends des notes circonstanciées sur la méthode de travail du tueur. Cet exécuteur doit organiser le crime parfait&#8230; Enfin presque.<br />
Quant j’ai tous ces éléments, j’écris une biographie très précise de mes personnages principaux. C’est un élément essentiel de mon boulot. Je dois tout savoir d’eux, de leur naissance jusqu’à leur apparition dans l’histoire.<br />
Quand je connais parfaitement mes personnages (ou presque, car ils vont me surprendre), je commence à écrire.<br />
A la moitié de l’histoire, j’arrête. Je laisse reposer.<br />
Avant de reprendre, j’imagine l’arche dramatique qui va me mener à la fin du livre car j’ai tout de même une idée assez précise de la fin de l’histoire. Et je reprend mon travail plus tard, en en supprimant le superflus de la première partie.<br />
Une fois la première version du roman achevé je laisse reposer.<br />
Je relis quelques semaines plus tard avec un œil neuf. Et je deviens mon pire critique&#8230; Je piste les incohérences de l’enquête, j’enrichi mes personnages de caractéristiques plus fortes, je les laisse s’épanouir, et j’ose encore ce que je n’avais jamais osé.<br />
Puis je laisse reposer à nouveau.<br />
Ma troisième version se concentre sur le style. En tant que lecteur, pour moi une bonne histoire sans style, c’est un véritable pensum&#8230; Le style c’est le mouvement du livre, c’est la dynamique des sentiments. J’y passe un temps considérable&#8230;<br />
Voilà à peu près ce que je peux dire de ma méthode de travail. Elle ressemble sans doute à celle d’un cuisinier: il ne suffit pas de créer un plat&#8230; Il faut laisser du temps aux saveurs de s’épanouir.</p>
<p><strong><em>Comment trouvez-vous cet élément déclencheur, celui qui fera la genèse d&#8217;un roman ? En d&#8217;autres termes, quelles sont vos sources d&#8217;inspiration ?</em></strong><br />
L’ élément déclencheur ? C’est l’incident vécu, et qui vous met en alerte.<br />
En l’occurrence, pour Fin de Série, ça a été cette humiliation en public. Je me suis dit qu’il fallait que je parle de cette honte d’être contraint d’accepter l’inacceptable, parce qu’on a en face de soi quelqu’un qui a le pouvoir&#8230; A partir de là, il faut mettre le sujet en branle à l’intérieur d’une histoire où tout est à inventer.<br />
Pour mon premier roman La Brie ne Fait pas Le Moine chez “Baleine- le Seuil”, ça a été l’affaire Dutroux en Belgique. J’avais été particulièrement choqué, ému, révolté par la souffrance de ces enfants innocents&#8230; Je me suis dit qu’il fallait parler de ça, d’une façon métaphorique, certes, mais en parler.<br />
Pour mon prochain roman, l’incident déclencheur c’est la trahison. Trahison amoureuse, amicale, peut importe. L’essentiel est de comprendre comment quelqu’un peut trahir la confiance d’un ami, une amoureuse, d’un enfant? C’est un mystère.<br />
Quant aux sources d’inspirations, elles sont multiples, naturellement. Mais si je devais en choisir une, c’est l’émotion. Qui dit émotion, dit réaction. Et je réagis en écrivant.</p>
<p><strong><em>Quels sont pour vous les ingrédients d&#8217;un bon roman ?</em></strong><br />
Le style. Un écrivain, c’est un style. On doit pouvoir deviner l’auteur à son style. Sans style, le roman n’est rien. On pourrait presque faire des dégustations à l’aveugle, comme pour le vin, pour deviner un auteur. Qui ne reconnaîtrait pas, à travers une page de leurs livres: Westlake, Audiard, Céline, Albert Cohen, Balzac, Tom Sharp, Alphonse Boudard, Simenon et j’en passe? Je recommande vivement à ce sujet, un petit livre désopilant sorti récemment et qui s’appelle “Les Rillettes de Proust” de Thierry Maugenest, très instructif pour qui veut comprendre ce qu’est le style.<br />
Enfin, la construction: le lecteur ne doit pas s’emmerder. Donc, pas de complaisance! On pense à lui! On essaie de ne pas lui infliger ses états d’âmes pour le plaisir d’en parler. Il faut enrober tout ça avec malice. Ça demande du boulot pour arriver au “turn the page”, comme disent les américains.<br />
Moi j’aime cette citation de Jules Renard: écrire est une façon de parler sans être interrompu&#8230; C’est un privilège de parler sans être interrompu, mais le revers de la médaille, c’est que le lecteur peu interrompre sa lecture&#8230; Alors il faut tout faire pour qu’il reste en éveil.</p>
<p><strong><em>Avez-vous des projets en cours ?</em></strong><br />
Oui. Mais je n’en parle pas&#8230; Superstition quand tu nous tiens!</p>
<p><strong><em>Des coups de coeur cinématographiques et littéraires ?</em></strong><br />
Mais mon dernier beau voyage, je l’ai fait avec un film espagnol incontournable: Yo tambièn. Un sujet sur le handicap. Drôle, gonflé, touchant, acteurs exceptionnels, scénario remarquable, dialogues parfaits. Et pas du tout politiquement correct, ce qui ne gâche rien avec un sujet pareil.<br />
Quant au dernier polar, je dirais Le Cul des Anges de Benjamin Legrand, publié au seuil je crois. Un beau roman, bien tricoté, avec des personnages hauts en couleur. C’est important qu’on soit en empathie avec les personnages. J’ai aussi énormément aimé Photo Finish, de Tito Topin. Un roman bouleversant. Il y a aussi la découverte récente d’un roman d’Eric Yung: La tentation de l’Ombre.  Magnifique! Sinon, je ne me lasse pas de Wilt de Tom Sharp, que je relis dès que je n’ai pas le moral.</p>
<p><strong><em>Quels conseils donneriez-vous à quelqu&#8217;un qui aimerait prendre la plume ?</em></strong><br />
Pour avoir quelque chose à raconter, il faut avoir vécu, bien ou mal, mais vécu. Il y a trop d’auteurs qui enfilent les perles, en se regardant le nombril.<br />
Après, on peut relire mes réponses sur les ingrédients d’un bon roman. Enfin, il faut accepter d’écrire tous les jours, de se tromper et de ne jamais renoncer. Allez au bout! Faire et refaire. Faire et défaire. L’écriture doit être une impérieuse nécessité. Ecrire n’est pas un hobby, une distraction. C’est un moyen de ne pas étouffer sous la connerie humaine.</p>
<p><strong><em>Merci à vous Christian d&#8217;avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions. </em></strong><br />
Ce fut un grand plaisir.Le plaisir est pour moi, surtout quand je peux partager cette passion. C’est ce que fait admirablement un garçon comme Gérard Collard, de la Librairie La Griffe Noire. Je ne dis pas ça parce qu’il a dit des choses merveilleuses sur Fin de Série dans sa chronique télé sur LCI et la Cinq. Enfin&#8230; Un peu quand même&#8230; Soyons honnête&#8230;</p>
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		<title>Nous étions les Hommes (Gilles Legardinier)</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Jan 2011 10:28:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Imaginez: l'espèce humaine est arrivée à son apogée. Prochaine étape, son extinction. La faute à une maladie qui nous menace tous. Et si cette pathologie existait déjà ? Bienvenue dans l'univers de nous étions les hommes, un thriller qui pourrait bien être l'une des première révélations de cette nouvelle année. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4>Quatrième de couverture</h4>
<p>C&#8217;est l&#8217;une des plus fascinantes énigmes qui soit. Sur notre planète, il existe plus de 1800 espèces de<br />
bambous. Chaque fois que l&#8217;une d&#8217;elles fleurit, tous ses spécimens, où qu&#8217;ils se trouvent sur Terre, le<br />
font exactement au même moment. Ensuite, l&#8217;espèce meurt. Personne ne sait expliquer ce chant du<br />
cygne, ni l&#8217;empêcher. Aujourd&#8217;hui, l&#8217;homme va peut-être connaître le même sort. Arrivé lui aussi à<br />
son apogée, il risque de disparaître…Dans le plus grand hôpital d&#8217;Edimbourg, le docteur Scott Kinross travaille sur la maladie d&#8217;Alzheimer. Associé à une jeune généticienne, Jenni Cooper, il a découvert une clé de cette maladie qui progresse de plus en plus vite, frappant des sujets toujours plus nombreux, toujours plus jeunes. Leurs conclusions sont aussi perturbantes qu&#8217;effrayantes. Si ce fléau l&#8217;emporte, tout ce qui fait de nous des êtres humains disparaîtra. Nous redeviendrons des animaux. C&#8217;est le début d&#8217;une guerre silencieuse dont Kinross et Cooper ne sont pas les seuls à entrevoir les enjeux. Partout sur la Terre, face à ceux qui veulent contrôler le monde et les vies, l&#8217;ultime course contre la montre a commencé&#8230;</p>
<h4>Présentation de l&#8217;écrivain</h4>
<div style="text-align: center">
<object width="480" height="360"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xggop5_nous-etions-les-hommes-de-gilles-legardinier_creation?additionalInfos=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xggop5_nous-etions-les-hommes-de-gilles-legardinier_creation?additionalInfos=0" width="480" height="360" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xggop5_nous-etions-les-hommes-de-gilles-legardinier_creation">Nous &eacute;tions les hommes de Gilles Legardinier</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/editionsfleuvenoir">editionsfleuvenoir</a>. &#8211; <a target="_self" href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/creation">Films courts et animations.</a></i>
</div>
<h4>Acheter ce livre</h4>
<div style="text-align: center;">
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		<title>La montre karmique (Bernard Werber)</title>
		<link>http://vioco.fr/la-montre-karmique-bernard-werber/</link>
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		<pubDate>Wed, 12 Jan 2011 21:05:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous n'avez jamais entendu parlé de ce roman de Werber ? Normal, il s'agit d'une nouvelle d'une trentaine de pages diffusée gratuitement sur internet. Sorte de récit d'anticipation, il nous entraîne dans un futur où la mort n'est pas forcément la pire des choses qui pourrait vous arriver. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La montre karmique nous entraîne dans une société où le karma et la réincarnation tiennent une place centrale. Une nouvelle d&#8217;anticipation dans la lignée directe de ce que nous proposait l&#8217;écrivain avec certains textes de son dernier recueil, <a href="http://vioco.fr/paradis-sur-mesure-bernard-werber/">Paradis Sur Mesure</a>. Comme je le dis toujours avec les récit werbériens, les fans de l&#8217;écrivain apprécieront. Pour les autres, à voir. On retrouve une fois de plus sa plume, son univers et sa manière de construire une histoire. Petit point négatif tout de même, une légère impression de réchauffée qui nous flotte sous le nez et une fin peut-être un peu prévisible. Mais qu&#8217;importe, les idées sont là et la manière de les exploiter toujours aussi plaisante. Un texte fort sympathique qui ouvre à réflexion et au bout duquel on se dit &laquo;&nbsp;et pourquoi pas ?&nbsp;&raquo;. Et en plus, il nous est gracieusement offert. Pour le télécharger <a href="http://ebooks.sony.fr/blog/?p=1120">cliquez ici</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Interview: Frédéric Mars</title>
		<link>http://vioco.fr/interview-frederic-mars/</link>
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		<pubDate>Sun, 09 Jan 2011 16:21:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
				<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est une plongée dans le monde des évangiles et de leurs mystères que je vous propose avec cette nouvelle interview. Rencontre avec Frédéric Mars, l’auteur (entre autre) du Sang du Christ paru fin avril 2010 chez Michel Lafon.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 15.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 21.0px; font: 14.0px Arial; color: #383838} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 15.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 21.0px; font: 14.0px Arial; color: #383838; min-height: 16.0px} --><strong><em>Frédéric Mars, si vous deviez vous présenter en quelques mots ?<br />
</em></strong>Je suis un auteur de romans qui ne s’interdit aucun genre ni aucun sujet. J’ai ainsi déjà exploré la comédie romantique, le thriller sentimental, le polar historique, et bientôt l’autobiographie fictionnelle et le fantastique pour la jeunesse (sorties fin 2010 et début 2011).  Demain ce sera peut-être le suspense géopolitique, le huis-clos érotique, l’autofiction ou que sais-je encore. Si le sujet me plait assez pour faire « aimant », c’est-à-dire que tout ce que je vois, lis ou rencontre vienne s’y accrocher naturellement, alors je fonce, sans me poser la question de savoir si c’est « pour moi » ou non, si c’est cohérent par rapport à une quelconque image. Le patron, ce n’est jamais moi, c’est mon sujet. C’est cette liberté que j’apprécie le plus dans ce métier très privilégié. La liberté de choisir son univers chaque matin (ou presque) en se levant. Mais ce n’est pas toujours facile à imposer aux éditeurs, aux libraires, et à faire comprendre aux lecteurs. Il est plus facile d’avoir une étiquette, une marque de fabrique, et de s’y tenir.<br />
De ce point de vue, j’ai un fonctionnement plus anglo-saxon que typiquement français. Certains pensent être nés à la mauvaise époque pour eux ; moi je pense que les cigognes qui m’ont déposé sur terre se sont trompées de latitude (et longitude) !<br />
Sous d’autres identités, je suis aussi un « mercenaire de la plume », qui réalise des documents, essais, livres illustrés, etc. et parfois même des ouvrages pour les autres.<br />
Mon dernier roman en date est Le sang du Christ (ed. Michel Lafon), et il est le fruit de quatre années de recherches et de documentation.</p>
<p><strong><em>Un roman dont l’intrigue se déroule il y a 2000 ans me semble-t-il. Comment avez-vous entrepris son écriture ?<br />
</em></strong>Tout est parti de la publication de l’Evangile de Judas en 2006, un Evangile apocryphe retrouvé en Egypte dans les années 70 mais publié il y a quatre ans seulement. Il présente un Jésus pétri de gnose (rapport direct à la divinité, via une initiation) et qui envisage le corps comme un fardeau dont il convient de se débarrasser pour libérer la part divine que chacun a en soi.<br />
L’autre déclic a été la lecture de plusieurs thèses « mythistes » assez sérieuses, qui tendent à démontrer que la figure historique et politique de Jésus était assez éloignée de celle que présentent les Evangiles, qui pour but essentiel de convertir de nouveaux fidèles. La plus nourrie d’entre elles, qui a été le vrai point de départ de mon travail de recherche et de construction de mon intrigue, est l’Enigme de Jésus, de Daniel Massé, parue dans les années 1920.</p>
<p><strong><em>Comment vous est venue l’idée à l’origine du Sang du Christ ?<br />
</em></strong>Elle est venue des lectures déjà citées et de l’envie d’appliquer un genre populaire (le thriller) aux événements de la Passion ce qui, à ma connaissance, n’avait encore jamais été fait.<br />
En soi, c’était un défi qui me ramenait à mes propres plaisirs de lecteur, en particulier aux romans d’Umberto Eco (Le nom de la rose, pour ne pas le citer).</p>
<p><strong><em>Même si la tâche n’est pas des plus évidente, je suppose que le fait de situer l’intrigue à cette époque laisse pas mal d’options à l’imaginaire. Quelles pistes vouliez-vous explorer ?</em></strong><br />
Toutes celles qui pouvaient s’engouffrer de manière logique dans les très nombreuses failles historiques des Evangiles, et dans les trous laissés béants depuis 2000 ans par les contradictions entre les quatre textes dits « canoniques » (Marc, Mathieu, Jean et Luc, les seuls reconnus par l’Eglise).<br />
C’est un travail de lecture comparative passionnant, mais que les croyants ne font en réalité presque jamais. Je suis bien placé pour le savoir : j’ai fait toute ma scolarité chez les frères des écoles chrétiennes ! En un sens, on ne peut pas leur en faire le reproche : leur vision des Evangiles est confessionnelle, pas historique et encore moins romanesque. Qu’il y ait des incohérences entre les différentes versions n’enlève rien au message spirituel de Jésus, il n’y a rien à redire là-dessus. Il reste fort, beau, et très actuel.<br />
En revanche, si on explore ces fissures très nombreuses, et que l’on cherche à les combler avec les autres sources disponibles (en particulier les Evangiles apocryphes et les quelques témoignages sur la situation politique et religieuse de la Palestine occupée par Rome), alors le potentiel fictionnel est énorme.<br />
En quelque sorte, puisque les biblistes et les historiens ne pourront jamais reconstituer une biographie précise et 100% fiable de Jésus (il n’y a pas assez de sources contemporaines des faits pour cela), j’ai cherché à fabriquer, par la fiction, la sous-couche historique qui leur faisait défaut. C’est sans doute un peu présomptueux, mais c’est surtout très jubilatoire pour un romancier de sommer l’histoire de se référer à la fiction qu’il crée. Le monde à l’envers !</p>
<p><strong><em>De quelle manière construisez-vous vos romans ? Où puisez-vous votre inspiration ?<br />
</em></strong>Je pars souvent d’une idée simple, potentiellement contenue dans le titre. A partir de là je cherche à créer une problématique, des lignes de tensions, et à composer des personnages qui peuvent s’y greffer.<br />
Dans ce cas précis, c’était un peu plus compliqué, car la plupart des personnages (ainsi que leur vie, leurs proches, leur psychologie) sont déjà connus du public : Jacques, Jésus, Judas, Marie, Pilate, Caïphe, Hérode, Jean-Baptiste, etc. J’ai donc du sans cesse veiller à ce que leur profil et leurs actions nourrissent mon intrigue, tout en faisant en sorte qu’ils ne s’éloignent pas trop de l’image qu’on peut se faire d’eux d’après nos lectures ou les films qu’on a pu voir.<br />
Evidemment, pour certains, j’ai pris le contrepied volontaire de ces « clichés ». Notamment pour Saül, ou pour Jésus lui-même. Que Jésus en personne puisse être soupçonné du pire était une gageure assez acrobatique à gérer, mais très excitante.</p>
<p><strong><em>Comment écrivez-vous ? (quotidiennement ? En musique ? Rituels particuliers ?)<br />
</em></strong>J’écris tous les jours ou presque. Si je n’écris pas, c’est que je prépare mon synopsis, généralement très détaillé. Pour Le sang du Christ, la structure seule faisait plus de cinquante pages. En cours de route, je m’autorise néanmoins à amender certaines choses, ce qui suppose quelques pauses pour tout relire et repartir de plus belle dans l’écriture. Mais globalement je suis très régulier. J’ai besoin de ce côté métronome, ça me rassure et me stimule à la fois.<br />
Je n’ai pas de rituels particuliers, mais j’ai besoin de beaucoup de calme, et d’immersion. Donc pas de musique en fond, même douce ou en sourdine. Je ne réponds pas non plus au téléphone. Je vis dans ma bulle de fiction tout le temps où j’écris, et n’en sors – parfois avec difficulté – que le soir pour être disponible pour mes proches.<br />
C’est d’autant plus nécessaire quand vous décrivez une société et des personnages ayant existé il y a aussi longtemps, et sur lesquels on a si peu de référents. Pour qu’ils soient crédibles, il faut vraiment que vous viviez avec eux tout le temps de la rédaction du livre !</p>
<p><strong><em>N’est ce pas trop dur de sauter d’un univers à l’autre en variant les genres ?<br />
</em></strong>Non, au contraire, c’est pour moi la seule manière de fonctionner. Mon imagination me conduit dans des régions très diverses et je ne vois pas au nom de quelle règle je me censurerais. Ecrire sans cesse la même histoire, ou toujours le même genre, c’est pour moi ce qu’il y a de pire. D’ailleurs, j’en serais incapable.</p>
<p><strong><em>N’êtes vous jamais en proie à la page blanche ?<br />
</em></strong>Non. Parfois je bloque sur certains aspects plus complexes que d’autres de mon intrigue, sur ses rouages, ce qui m’oblige à réviser ma structure. Mais l’écriture, elle, vient toujours quand je la sollicite. Après ça, bien sûr, il y a des jours où les mots viennent mieux ou plus facilement que d’autres. Mais des jours totalement blancs, heureusement, ça ne m’arrive pas, ou presque pas.</p>
<p><strong><em>D’autres projets en cours ?<br />
</em></strong>Je suis en train d’écrire une saga en plusieurs tomes pour la jeunesse (disons les ados et les jeunes adultes) pour J’ai lu (collection Baam). C’est un projet qui met tient vraiment à cœur car il met en scène certaines de mes plus vieilles obsessions et notamment cette idée, déjà présente dans le Sang du Christ, que ce n’est pas forcément les faits qui écrivent l’histoire, mais parfois le fait même d’écrire l’histoire qui provoquent des événements. Mais vous en dire plus serait trop vous en dire !<br />
Et puis début novembre sort un drôle d’objet éditorial, Lennon Paradise (City Editions), un hybride bio-fiction qu’on pourrait qualifier d’autobiographie post-mortem, puisqu’il s’agissait pour moi de raconter (à la première personne) les 41 années supplémentaires que John Lennon aurait pu vivre, s’il avait survécu à son attentat du 8 décembre 1980. J’ai imaginé que c’était le cas (uchronie, quand tu nous tiens !) et qu’il avait subi à cette occasion une NDE (near death experience), laquelle a changé radicalement sa vision de la vie.<br />
Evidemment, ce récit est le prétexte à imaginer, entre autres, des rencontres inédites (Lennon et Gainsbourg, Lennon et Madonna, etc.), à tordre le cou à ce serpent de mer qu’est la reformation des Beatles, et plus largement à brosser un portrait de ces trente dernières années (1980-2010) via le prisme de ses états d’âme de mégastar mondiale.</p>
<p><strong><em>Quels sont vos derniers coups de cœur cinématographiques et littéraires ?<br />
</em></strong>En ce moment je lis hélas plus de documentation que de romans, et aucun livre récent ne m’a réellement transporté. Mon dernier emballement je le dois à une relecture – qui n’est pas vraiment une découverte : le premier tome de l’intégrale des romans de Philip K. Dick. Un visionnaire plus fécond qu’aucun autre, et qui donne furieusement envie de se frotter soi-même à la SF. Peut-être m’y essaierai-je un jour prochain, qui sait…</p>
<p>Au cinéma, j’ai été bluffé comme beaucoup de monde par le grand barnum visuel d’Inception, mais je préfère les films plus intimistes de Christopher Nolan, comme Memento ou Le Prestige, que j’ai revus tous les deux récemment, et pour lesquels je nourris une vraie fascination. Plus encore qu’un grand cinéaste, Nolan est (et son frère, avec lequel il a écrit Memento) est un très grand scénariste.</p>
<p><strong><em>Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui aimerait prendre la plume ?<br />
</em></strong>On conseille souvent aux auteurs débutant de lire, lire, et lire encore. Ce n’est pas inutile, certes, mais on peut lire des chefs-d’œuvre toute sa vie, et n’être pas capable soi-même de produire trois lignes correctes.<br />
Pour ma part je crois vraiment que, jusqu’à un certain niveau, la facilité d’écriture est une sorte de muscle qui se travaille par l’exercice très régulier. Il faut donc surtout écrire, écrire et encore écrire. A force, des automatismes et une forme de fluidité apparaissent, assez comparables à ceux qu’acquiert un sportif qui a travaillé ses abdos pendant des années. Au-delà, bien sûr, interviennent ces fameux cinq pourcent de talent ou d’inspiration, plus volatiles et aléatoires, et impossibles à enfermer dans une formule ou une définition. Mais c’est bien le travail de fond, cette « musculature » de base déjà évoquée, qui vous permet de tenir la distance sur un livre de plusieurs centaines de pages. Et, après ça, sur une vie entière d’écriture.</p>
<p>Enfin, je pense que la plupart des personnes qui pourraient vous conseiller sur vos écrits sont en fait les plus mal placées pour le faire. Les personnes trop proches trouveront à leur goût vos pires brouillons ; les personnes qui écrivent aussi seront trop rivales pour êtres objectives ; quant aux éditeurs pros, ils ont souvent une idée trop arrêtée de ce qu’est pour eux la littérature pour évaluer avec précision un texte qui ne rentre pas de manière exacte dans leur ligne. L’idéal, c’est un lecteur averti, curieux de tous les genres mais non professionnel, que vous ne connaissez pas personnellement et qui a néanmoins accès à votre texte… ce qui n’est pas facile à dénicher !<br />
Faute de quoi, on ne peut s’en remettre bien souvent qu’à soi, et à son intime conviction qu’on tient quelque chose d’original. Les seules questions qu’un auteur, débutant ou non, doit toujours se poser, sont : qui d’autre que moi aurait pu inventer cette histoire ? Quelle autre structure et quelle autre forme auraient été plus adéquates à mon sujet que celles que j’ai choisies moi-même ? Si, en toute honnêteté, on ne trouve pas de véritable point de comparaison, alors c’est qu’on tient vraiment quelque chose de singulier et qui mérite qu’on y consacre plusieurs années de sa vie…</p>
<p><strong><em>Je vous laisse le mot de la fin.<br />
</em></strong>Je vais le laisser au philosophe Emmanuel Levinas, qui avait cette maxime pour moi essentielle :  » Ce qu’on dit écrit dans les âmes est d’abord écrit dans les livres ».</p>
<p><strong><em>Un grand merci à vous.</em></strong></p>
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		<title>Le livre sans nom (Anonyme)</title>
		<link>http://vioco.fr/le-livre-sans-nom-anonyme/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Jan 2011 18:19:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Sorte d'OVNI littéraire, à mi-chemin entre une perle de Tarantino et un chef d'oeuvre des Coen, ce livre signé de la plume d'un certain Anonyme est un véritable phénomène en soit. A lire de toute urgence. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4>Quatrième de couverture</h4>
<p>Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…<br />
Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique ʺlivre sans nomʺ…<br />
La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique…<br />
Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !</p>
<h4>Mon avis</h4>
<p>Je n&#8217;ai pour l&#8217;instant dévoré que les cent premières pages de ce livre. D&#8217;une traite. Tout ce que j&#8217;en dirais c&#8217;est &laquo;&nbsp;à lire de toute urgence&nbsp;&raquo;. Je termine et je reviens compléter cette chronique. </p>
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		<title>Le projet Bleiberg (David S.Khara)</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Jan 2011 10:37:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Le projet Bleiberg est le second livre de David S.Khara. Histoire et fiction s'y agglutinent dans une intrigue hors du commun qui pourrait bien remettre en cause toutes vos croyances. A découvrir à tout prix. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4>Quatrième de couverture</h4>
<p>« Depuis hier, je ne suis plus aussi sûr d’avoir envie de crever, du moins, pas avant d’avoir tiré cette histoire au clair. Et en plus, j’ai de la monnaie à rendre. » 1942. Pologne. Camp de Stutthof. Le chef suprême de la SS rencontre secrètement le scientifique en charge du plus important projet du 3e Reich. De nos jours. États-Unis. Jay Novacek, jeune trader new-yorkais, dépressif et alcoolique, reçoit la visite de deux émissaires de l’armée. Son père, haut gradé de l’US Air Force, vient d’être assassiné. Aussitôt, la C.I.A. dépêche une pétillante recrue pour protéger le fils du défunt. Au même moment, près de la base de Langley en Virginie, un agent du Mossad abat un espion à l’issue d’un interrogatoire musclé. Muni de nouvelles informations, il se rend vers son prochain objectif : un certain Jay Novacek. Venue des heures les plus sombres de l’Histoire, une terrible machination se met en branle, menaçant l’humanité tout entière. N’est-il pas déjà trop tard pour l’arrêter ?</p>
<h4>Mon avis</h4>
<p>Je n&#8217;ai pas encore eu le plaisir de lire ce livre, alors laissons la parole à Sir Gérard Collard</p>
<div style="texte-align: center">
<object width="560" height="340" style="text-align: center"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/GqQoNmFGfKM?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/GqQoNmFGfKM?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="560" height="340"></embed></object></div>
<p>Ca donne envie n&#8217;est ce pas ? Critique à venir. </p>
<h4>Acheter ce livre</h4>
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		<title>Le syndrome E (Franck Thilliez)</title>
		<link>http://vioco.fr/le-syndrome-e-franck-thilliez/</link>
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		<pubDate>Mon, 27 Dec 2010 16:46:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Le syndrome E, huitième livre de Franck Thilliez, nous entraîne dans un univers ou médecine et machiavélisme se côtoient dans un jeu pour le moins dangereux. Lucie Henebelle et Franck Sharko devront percer le mystère. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4>Quatrième de couverture</h4>
<p>Un film mystérieux et malsain qui rend aveugle&#8230; Voilà de quoi gâcher les vacances de Lucie Henebelle, lieutenant de police à Lille, et de ses deux adorables jumelles. Cinq cadavres retrouvés atrocement mutilés, le crâne scié&#8230; Il n&#8217;en fallait pas plus à la Criminelle pour rappeler le commissaire Franck Sharko en congé forcé pour soigner ses crises de schizophrénie. Deux pistes pour une seule et même affaire qui va réunir Henebelle et Sharko, si différents et pourtant si proches dans leur conception du métier. Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada des années cinquante, les deux nouveaux équipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu, d&#8217;une réalité effrayante et qui révèle que nous pourrions tous commettre le pire. Car aujourd&#8217;hui, ceux qui ne connaissent pas le syndrome E, ne savent pas encore de quoi ils sont capables&#8230;</p>
<h4>Mon avis</h4>
<p>Lucie Henebelle et Franck Sharko. Deux anthologies de Thilliez qui se rejoignent sous la plume de l&#8217;auteur dans ce huitième roman. Deux enquêtes pour le moins étranges qui vont lentement se rapprocher.<br />
Dès la lecture du titre, une question nous brûle les lèvres: qu&#8217;est ce donc que ce fameux syndrome E? On attaque les premières lignes et on découvre un étrange film qui rend aveugle. Immédiatement, on sent venir quelque-chose de mystérieux, de dérangeant. Alors on tourne les pages, l&#8217;histoire avance et avec elle le mystère s&#8217;amplifie, les enquêtes se jalonnent avec un rapport à priori invraisemblable. Et pourtant&#8230; Lentement, le lien se tisse. L&#8217;intrigue se creuse. On sent arriver quelque-chose d&#8217;énorme, qui défie les limites de l&#8217;imagination. On veut savoir, on en re-demande. Et soudain, on se rend compte que l&#8217;on est pris au piège. L&#8217;auteur à réussi son coup et nous a rendu accroc. Impossible de lâcher son livre avant de comprendre le fin mot de l&#8217;histoire. Alors on avale les mots, on tourne les pages jusqu&#8217;à la dernière jusqu&#8217;à cette chute que l&#8217;on attendait, cette fin spectaculaire, celle-là même qui nous conforte dans l&#8217;idée que ce livre est un bijou.<br />
Une perle donc. Pour qui aime les thrillers bien évidemment. Le rythme est soutenu, les éléments de l&#8217;intrigue sont distillés au compte goutte. Comme bien souvent, Thilliez joue avec les ambiances comme avec des personnages qui vivent et enrichissent l&#8217;histoire. Une fois de plus, science et innovations médicales lui servent de toile de fond pour dépeindre ce récit grandiose et machiavélique, premier tome d&#8217;un diptyque dont la suite (Gataca) paraîtra en Avril 2011.<br />
Vous l&#8217;aurez compris, je suis conquis. Vous ne l&#8217;avez pas lu ? Sautez dessus. Avec <a href="http://vioco.fr/la-onzieme-plaie-aurelien-molas/">La 11 ème plaie</a>, l&#8217;un de mes coups de coeur 2010. </p>
<h4>Acheter ce livre</h4>
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		<title>Interview: Jacques Saussey</title>
		<link>http://vioco.fr/interview-jacques-saussey/</link>
		<comments>http://vioco.fr/interview-jacques-saussey/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 Dec 2010 16:08:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
				<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Il vient de publier son premier roman aux éditions des nouveaux auteurs. Rencontre avec Jacques Saussey, l’auteur de « De Sinistre Mémoire », un passionné d'écriture depuis plusieurs dizaines d'années.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 15.0px 0.0px; text-align: justify; line-height: 21.0px; font: 14.0px Arial; color: #383838} --><strong><em>Jacques Saussey, si vous deviez vous présenter en quelques mots?<br />
</em></strong>J’ai 49 ans, je suis marié, et j’ai deux filles de 22 et 18 ans. Je travaille à Paris au sein d’une grande société internationale, où j’exerce la profession d’ouvrier maquettiste et dessinateur CAO dans l’industrie métallurgique. J’habite dans le nord de l’Yonne, et les longues heures de trajet pour me rendre sur mon lieu de travail, 4 par jour, me laissent beaucoup de temps libre pour lire, dormir, et surtout pour écrire.</p>
<p><strong><em>D’où vient cet attrait pour l’écriture ?<br />
</em></strong>J’ai commencé à rédiger quelques nouvelles à la fin des années 1980, lors de mes premiers longs voyages en transports en commun. Quelques années plus tard, l’une d’elles, Quelques petites taches de sang, issue de mon recueil Anicroches, a été sélectionnée parmi les gagnants de l’édition 2002 des Noires de Pau, et a été éditée dans le recueil des vainqueurs du concours. Cette victoire m’a poussé à continuer mes efforts, et j’ai continué à écrire des nouvelles jusqu’à ce que je remporte le prix Alfred Jarry, en 2007, concours qui avait été organisé par la bibliothèque de Laval, à l’occasion du centenaire de la mort de l’écrivain, natif de la ville.<br />
Ce prix a vraiment été pour moi une charnière, car c’est à ce moment-là que j’ai eu envie de me frotter à des récits plus longs, que je ne m’étais pas estimé capable d’envisager jusque-là. La même année, une autre de mes nouvelles, Le joyau du Pacifique, a été adaptée pour la bande dessinée et est sortie aux éditions Joker.</p>
<p><strong><em>Pourriez-vous nous présenter votre roman « De Sinistre Mémoire » ?<br />
</em></strong>L’intrigue est née un peu bizarrement, du croisement entre une nouvelle, débutée dans les années 1990 et jamais terminée, et des souvenirs d’enfance de mon beau-père durant la Deuxième guerre mondiale, à Hennebont, dans le Morbihan.</p>
<p>Dans la nouvelle originale, des malfaiteurs cambriolent une villa et volent, outre des valeurs, un document compromettant qui n’aurait jamais dû sortir du coffre où il était enfermé. Je m’étais perdu dans la suite de l’histoire, qui m’emmenait trop loin par rapport à ce que je pensais pouvoir écrire à l’époque. Trop long pour une nouvelle, j’ai laissé ce texte dormir dans un tiroir pendant un long moment, mais l’idée à continué à me trotter dans la tête.</p>
<p>Quelques années plus tard, mon beau-père Charles, ancien fils d’éclusier aux Gorets, entre Hennebont et Inzinzac-Lochrist, m’a raconté de nombreuses anecdotes de sa vie de jeune enfant à l’époque de l’occupation allemande de la région d’Hennebont. Ce que lui et ses copains faisaient pour tromper les forces ennemies et tenter de survivre m’a amené à penser que cela mériterait un roman complet sur le sujet. Il y avait des histoires de vol de charbon chapardé sur les wagons des trains des Forges, de courses de wagonnets sur les rails de mines en l’absence de gardes, de munitions dérobées à des soldats teutons un peu négligents, de feux d’artifices improvisés avec la poudre, et de parties de pêche sur les bords du Blavet pour rapporter à manger à la maison. L’école était un peu loin des préoccupations des parents soumis au joug de l’envahisseur, et chaque petit débrouillard qui apportait sa part de pain sur la table familiale permettait à tous de tenir encore un jour ou deux de plus.</p>
<p>J’ai alors eu envie de raconter cette histoire, mais n’étant pas moi-même historien, j’ai choisi de le faire de façon détournée, en passant par le thriller, genre dans lequel je me sens plus à l’aise que le roman historique. J’ai cherché à créer une tension avec l’époque actuelle, de façon que le lecteur plonge dans ce monde de 1944 comme dans un cauchemar, tel qu’il était vraiment, en somme, et en ressorte juste pour prendre sa respiration. Le lien vers la nouvelle inachevée s’est fait simplement, le rôle du document caché dans un coffre trouvant par là sa place de lui-même. Il ne me restait plus qu’à vieillir mon personnage de quelques années afin qu’il soit adolescent en 1944, ce qui convenait mieux à mon récit tel que je le voyais…</p>
<p>Pour résumer l’histoire de « De Sinistre Mémoire », deux jeunes hommes sont assassinés en plein Paris, à quelques jours d’intervalle, à l’aide d’une injection d’héroïne pure. Deux SDF, témoins du second meurtre sont éliminés aussi. L’affaire est confiée au Capitaine Daniel Magne, qui reçoit peu de temps après, envoyée par un inconnu, une lettre codée incompréhensible qui semble être le mobile des meurtres. Cette lettre, une fois décodée par l’intermédiaire d’un jeune mathématicien génial et énervant, mènera les enquêteurs sur la trace d’une tragédie enfouie dans le passé depuis plus de cinquante ans, mais dont les derniers soubresauts vont bouleverser la tranquille petite presqu’île de Gâvres, Morbihan, et une partie de ses habitants.</p>
<p>Mais la vérité ne se laisse pas attraper sans y laisser quelques plumes, et le lecteur, du moins je l’espère, aura fort à faire pour démêler le bien et le mal dans une certaine partie de l’intrigue.<br />
S’il se heurte à quelques barrières morales qui l’empêchent en même temps d’abonder dans le sens du criminel et de le condamner, j’aurai réussi mon pari!</p>
<p><strong><em>Comment est né ce roman  ?<br />
</em></strong>Adepte depuis de longues années du tir à l’arc de compétition, avec un titre de champion de France en poche en 1995, j’ai eu envie de mettre en scène mon arme favorite, et j’ai alors construit une intrigue autour de ce thème qui m’est cher. Le roman qui en est issu en 2008, La Mante Sauvage, a reçu un bon accueil de mon entourage, et j’ai donc commencé, comme tout le monde, à chercher l’éditeur providentiel qui allait se jeter sur ma petite merveille. Après quelques mois de galère, force m’a été de constater que mon thriller ne déchaînait pas les passions des grands maisons d’édition, et que les messages laconiques de refus, tous identiques ou presque, se succédaient dans ma boite aux lettres en mettant à mal mes illusions.<br />
J’ai donc attaqué un second roman en 2009: De Sinistre Mémoire. Mes deux personnages principaux, le capitaine Daniel Magne et la jeune APJ Lisa Heslin, sont nés dans La Mante Sauvage, et si leur vie privée évolue d’un roman à l’autre, les intrigues sont complètement séparées les unes des autres.<br />
A ce propos, la sortie de De Sinistre Mémoire avant La Mante Sauvage est un choix éditorial uniquement lié à la différence de leurs notes respectives sur le site des NA.<br />
J’ai ensuite écrit un troisième thriller en 2010, Quatre Racines Blanches, avec ces deux personnages récurrents, dont l’action se situe presque intégralement au Québec. Ce roman n’est pas encore en évaluation, car j’attends de pouvoir aller faire un petit tour à Montréal pour finaliser quelques scènes particulières. Ce devrait être totalement mis en place d’ici cet hiver.<br />
Je viens de terminer un quatrième récit, écrit entre juin et aout, complètement indépendant de la trilogie précédente. Il s’agit d’un roman basé sur un drame familial se produisant dans une région française un peu isolée, à la fin des années 1970.<br />
Le prochain projet se profile depuis quelques temps déjà, mais je compte bien lire quelques livres en retard avant de me mettre à plancher dessus!</p>
<p><strong><em>Le chapitre 15 est un peu différent des autres. Vous y choisissez le récit à la première personne. Pourquoi ce choix ?<br />
</em></strong>« <em>De Sinistre Mémoire</em> » est mon second roman, le premier a être édité, et je n’avais jusque-là utilisé que la narration à la troisième personne pour rédiger mes polars. « <em>Quatre Racines Blanches</em>« , mon troisième thriller, écrit postérieurement à « <em>DSM</em> » , et « <em>La Mante Sauvage</em> » , le premier de tous, sont construits de la même manière, mais le souvenir d’une nouvelle particulièrement musclée, datant des années 90, (<em>Une après-midi de chien</em>) me suggérait depuis longtemps de tenter d’écrire un roman à la première personne.<br />
Le narrateur « Je », faisant partie intégrante de l’histoire, amène en effet un élément dramatique de premier choix, car sa vision du déroulement de l’intrigue, forcément incomplète, permet à l’auteur de se jouer un peu de lui tout en prenant le lecteur à témoin de ses manigances.<br />
J’ai donc fait un aparté à la première personne dans le chapitre 15 de « <em>DSM</em> » , donnant la parole à vieil homme qui fait remonter à la surface de sa mémoire des souvenirs qu’il y avait enfoui depuis des décennies. Le seul problème que j’aie réellement rencontré avec cette technique, c’est que j’étais tellement immergé dans ma propre scène que je sentais l’odeur de la poudre, que j’entendais les cris des enfants, et que je <em>ressentais</em> leur angoisse. J’étais sur place, au milieu de mes personnages, et je faisais partie intégrante du déroulement de l’action.<br />
Cette expérience m’a particulièrement bouleversé, malgré moi, et je crois que ce chapitre donne à ce roman une dimension dramatique que je n’avais pas calculée en en commençant l’écriture. En tant que débutant, j’ai été impressionné par la puissance que peut dégager ce type de narration à la première personne.<br />
C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à écrire mon quatrième roman, « <em>Principes Mortels</em> » , avec cette technique narrative de bout en bout, tranchant avec mes trois premiers récits, et à sortir du thriller pur et dur pour un temps.</p>
<p><strong><em>De quelle manière construisez-vous l’un de vos romans ?<br />
</em></strong>En ce qui me concerne, l’idée d’un roman part d’une rencontre fortuite. Rencontre avec des humains qui m’évoquent immédiatement des personnages à utiliser ; avec des événements, des faits divers ou de grands bouleversements internationaux, qui trouvent un écho dans la nébuleuse qui se met en place dans les pages gribouillées de mon carnet ; ou avec un concept abstrait sans lien immédiat avec ce qui m’entoure, tel le désir d’écrire une histoire se déroulant au Québec, par exemple, comme est né<em>Quatre Racines Blanches</em>.<br />
En fait, je ne décide pas de ce qui me tombe dessus, mais avec quatre romans achevés aujourd’hui, je parviens à déceler ce qui va me servir ou pas dans une intrigue. J’ai un peu les antennes qui filtrent les infos comme des fanons de baleine, même s’il y a beaucoup de rebut au bout du compte.<br />
Un point important pour moi, est de construire un plan d’attaque de l’histoire. Peu importe, ensuite, que je le suive scrupuleusement ou pas, mais il est absolument vital de me raccrocher à ce plan pour y retrouver les <em>noeuds, </em>ces endroits où le récit s’infléchit, où il prend une accélération ou une dérivation qui va mettre l’action en exergue ou en suspend pendant quelques pages. Il faut aussi permettre au lecteur de respirer de temps en temps, même si le but premier de l’auteur de thrillers est de l’empêcher de dormir.<br />
Ou du moins d’éteindre la lumière…<br />
Le second point très important, est l’exactitude des référents historiques ou scientifiques, comme ceux qui encadrent l’intrigue de <em>De Sinistre Mémoire</em>, que je suis allé chercher dans les cartons des archives d’Hennebont, Morbihan, ainsi que dans des ouvrages d’auteurs qui connaissent très bien leur sujet. Pour ce qui est du système de codage de la machine Enigma, évoquée dans ce roman, j’ai même trouvé sur Internet un logiciel qui reproduisait ce système de codage, et j’ai <em>vraiment</em> codé la lettre mentionnée dans l’histoire, comme si elle l’avait été avec une authentique antiquité de la Deuxième guerre mondiale.<br />
Cela prend beaucoup de temps, c’est certain, mais l’odeur du réel qui s’en échappe ne peut qu’attirer un peu plus le lecteur que l’auteur cherche à piéger dans ses filets.</p>
<p><strong><em>Avez-vous d’autres projets en cours ?<br />
</em></strong>Oui, plus qu’il ne m’en faut !<br />
Tout d’abord, j’ai décidé de retravailler de fond en comble mon premier roman, « La mante sauvage », écrit entre janvier et octobre 2008, qui est en fait le volet initial des enquêtes du duo Magne-Heslin. Il s’agit même plus d’une réécriture réelle que d’un simple lifting, tant mes personnages me sont plus proches aujourd’hui qu’ils ne l’étaient en 2008. J’ai voulu tenir compte de toutes les critiques constructives qui m’ont été adressées pour ce récit, et qui sont venues aussi bien de mes proches, du jury des lecteurs des Nouveaux Auteurs, que de ma propre relecture, deux ans après. Je me donne environ quatre ou cinq mois de travail sur ce texte.</p>
<p>Ensuite, je vais finaliser « Quatre racines blanches », le troisième volet des enquêtes de mon duo de policiers, écrit entre septembre 2009 et juin 2010. Il s’agit d’un roman qui se déroule presque intégralement au Québec, mon pays de cœur depuis de longues années. J’avais depuis longtemps envie d’écrire une histoire ayant Montréal pour cadre, et je me suis attelé à ce travail l’automne dernier avec énormément d’enthousiasme, malgré l’absence de contact avec les éditeurs à l’époque. Lors de l’écriture de ce roman, j’ai voulu inclure des expressions québécoises pour faire « couleur locale », mais je me suis vite rendu compte que je ne les maîtrisais pas du tout, et que cela me ralentissait beaucoup dans la tenue du cap de mon récit. J’ai donc fait imprimer quelques maquettes, et j’en ai envoyé une à l’un de mes amis, qui réside dans la région d’Ottawa. Quand il aura fini de rire en lisant mes propres encarts québécois, il me donnera des tuyaux afin de rendre ces dialogues plus réels…<br />
En troisième lieu, je suis en train d’apporter le dernier lissage à « Principes mortels », un roman à classer en drame familial, que je vais présenter au concours Femme Actuelle 2011 dans cette catégorie, celle du thriller et du policier m’étant désormais fermée, puisque je suis déjà édité dans ce genre. J’ai écrit ce roman entre juin et août 2010, mais si cela est plus court que pour les trois autres, c’est parce que je tenais le plan depuis plus de dix-sept ans dans un carnet à spirale bien rangé sur une étagère.<br />
Pour finir, le quatrième volet des enquêtes du capitaine Daniel Magne est en cours de construction. De gestation, plus exactement… Je dois d’abord achever ce qui est en cours, et je l’attaquerai ensuite. Pour l’instant, j’accumule les faits qui lui serviront de cadre principal, piochant dans les journaux selon l’axe que j’ai déjà choisi. Mais la récolte n’interviendra pas avant l’année prochaine, au plus tôt à la fin du printemps.</p>
<p><strong><em>Des coups de cœur cinématographiques ou littéraires ?<br />
</em></strong>J’ai récemment adoré « Seul le silence », de R.J. Ellory, « Enfant 44 », de Tom Rob Smith, « Little Bird », de Craig Johnson, et le toujours génial Dennis Lehane avec « Un pays à l’aube ». Pour les auteurs francophones, les incontournables Boileau-Narcejac et Frédéric Dard, ainsi que Jean-Christophe Grangé et Franck Thilliez. A part cela, je pourrais conseiller beaucoup de mes camarades édités aux Nouveaux Auteurs, dont le talent n’a rien à envier aux auteurs connus…</p>
<p><strong><em>Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait prendre la plume?<br />
</em></strong>Le seul conseil que je pourrais donner à un auteur débutant, c’est de ne jamais cesser de croire en lui-même, et de ne baisser les bras sous aucun prétexte. Certaines critiques peuvent énerver, voire blesser, mais beaucoup sont finalement positives, une fois séparé le bon grain de l’ivraie. Au bout du compte, c’est l’auteur qui reste seul juge de son travail. A force de le polir, il finira par obtenir ce pour quoi il s’est lancé dans l’aventure de l’écriture, et il en devra une partie à ces critiques, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.</p>
<p><strong><em>Je vous laisse le mot de la fin.<br />
</em></strong>Beaucoup d’obstacles peuvent se mettre en travers du travail de l’écrivain amateur. Vie de famille avec des enfants en bas âge, obligations professionnelles, handicaps divers, temps de transports aliénants, engagement associatif important, etc. Les seuls écueils vraiment paralysants sont ceux que l’on laisse s’installer. Les mauvaises habitudes sont faciles à prendre et difficiles à perdre, dans l’écriture comme ailleurs. S’astreindre avec assiduité à un travail régulier n’est pas toujours évident, mais il n’y a que cela qui paye, finalement. Avec, peut-être, au bout du chemin, un instant à l’intensité indicible, le moment où l’on tient son propre roman au creux de ses mains, avec des battements de cœur plein la poitrine…</p>
<p><strong><em>Un grand merci à vous Jacques. C’est avec un énorme plaisir que je dévorerai ce livre.</em></strong></p>
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